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TÉMOIGNAGE DE Olivia
« Je prenais les croyants pour de doux rêveurs ! »

Olivia, athée, travaille dans un cadre professionnel difficile, mais est marquée par deux de ses collègues, rayonnantes. Un soir, elles invitent Olivia à la messe.

Vous avez été interpellé par le témoignage de Olivia

CONTACTER Olivia

J’ai été élevée dans une famille athée. Mon père ne cessait de me répéter étrangement : « je suis athée, Dieu merci ! ». Je me suis toujours demandé comment des gens pouvaient aimer un homme, un pauvre type accroché sur une croix avec du sang partout, des flèches lui transperçant le cœur, le corps. Je prenais vraiment les croyants de tous bords pour de très doux rêveurs.

Il y a quelques années, je travaillais en salle de réveil dans un institut qui spécialisé en cancérologie. A la lourdeur de l’activité professionnelle, s’ajoutait une ambiance professionnelle très lourde, très tendue où la médisance et les coups bas étaient notre quotidien. Mais nous avions deux collègues d’origine antillaise qui, elles, se sentaient bien dans l’équipe et parlaient sans cesse de Jésus. Pourtant ces deux personnes avaient traversé de rudes épreuves, et on sentait beaucoup de souffrances mais énormément de joie. Elles rayonnaient, elles été vraiment épatantes. Moi, encore très athée, je me disais : « c’est une question de caractère, ça n’est pas lié à Dieu ».

« Pose toi, et aime ton prochain »

Un jour, pour tenter d’améliorer l’ambiance du service, on a décidé de sortir toutes ensembles en allant au restaurant. A la fin de notre service, il nous restait deux heures devant nous avant d’aller au restaurant. Mes deux collègues antillaises nous proposent alors d’aller à la messe. J’étais un peu étonnée, pas très partante et fatiguée, mais je n’avais pas spécialement d’idée à proposer, alors je les ai suivi !  Je me sentais pas très à l’aise au début de la messe parce que il y a des rituels, les gens sont debout, assis, à genou… Je ne comprenais absolument rien. Est arrivée la lecture de l’évangile. Je ne me souviens pas du texte précisément mais j’ai senti une chaleur très douce enveloppante. J’avais l’impression que quelqu’un se mettait à côté de moi, me mettais la main sur l’épaule et de disait : « Arrête Olivia de faire n’importe quoi de ta vie ». Parce que non seulement dans le travail ça n’allait pas, mais dans d’autres secteurs dans ma vie  ça n’allaient pas non plus. Il m’a dit : « Arrête, arrête de faire des erreurs, arrête de faire des bêtises ». Mais il me le disait sans accusation ni jugement, avec une grande douceur :  « Pose toi, et aime ton prochain ». Je suis sortie de cette messe bouleversée, j’avais chaud, j’avais froid, je pleurais… Je ne comprenais absolument pas ce qui m’était arrivé.

« J’ai ressenti l’amour de toute la communauté chrétienne »

Je me suis pas tout de suite mise en chemin parce que mes bonnes résolutions se sont vite dissipées, j’ai mis du temps pour me mettre en chemin vers Dieu et Il a été patient. J’ai emménagé dans une autre ville quelque temps après. J’habitais au cinquième étage, la vue me permettait de voir par la fenêtre tous les matin, la croix de mon église. Un jour, je me suis décidée à aller frapper à la porte du curé qui m’a ouvert très gentiment. Je pensais naïvement qu’il allait me proposer quelques heures de catéchisme comme les enfants ont. Pas du tout !  Il m’a seulement averti  que le parcours en vue d’être baptisé, confirmé et de communier durait entre deux et trois ans. J’ai commencé mon chemin en suivant le Parcours Alpha, un parcours pour explorer librement les bases de la foi chrétienne. C’est dans ce parcours que j’ai réellement ressenti l’Amour de Dieu et l’amour de tous mes frères et  sœurs. Donc l’amour de toute la communauté chrétienne. J’ai été baptisée en avril 2014 à 30 ans.

Après deux ans de parcours, deux ans intenses, j’ai tout lâché… J’ai mis du temps à trouver ma place et à faire mon chemin de chrétienne. Là encore une fois, Dieu était patient, je sais qu’Il est là, qu’Il me pardonne, qu’Il m’attend donc je chemine doucement, je me sens aimée de manière inconditionnelle, je ne me sens plus jamais seule.