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TÉMOIGNAGE DE Hélène Flore
J’attendais d’être parfaite avant de retourner à l’église

Hélène Flore vient d’une famille catholique. Jeune, elle décide de « suivre sa propre voie » et se détourne petit à petit de l’Eglise. Consciente de s’éloigner de Dieu, elle ne va plus en paroisse car elle attend d’être parfaite. Une situation qui va se figer pendant près de 10 ans.

Vous avez été interpellé par le témoignage de Hélène Flore

CONTACTER Hélène Flore

« Pendant des années, je me suis éloignée du Seigneur »

Je suis née dans une famille chrétienne catholique mais à moitié pratiquante. Pendant des années, je me suis éloignée du Seigneur, j’ai pris d’autres voies, j’ai pris d’autres chemins. Je voulais vivre ma vie comme je voulais, comme ça me plaisait. Je voulais être libre, faire ce que je veux. En même temps je me rendais compte que la vie que je menais n’était pas en rapport avec tout ce qu’on m’avait enseigné, tout ce que j’avais appris. Mais j’attendais d’être parfaite, je voulais être parfaite pour retourner à l’église, pour retourner vers le Seigneur et tout.

« Au final j’étais malheureuse »

Et puis en même temps, retourner à l’église ça voulait dire que j’abandonne beaucoup de choses. C’était dur parce que j’existais à travers les autres, sans être véritablement moi. Je sortais, je collectionnais les aventures, je remplissais ma vie comme je voulais. J’avais conscience que ce que je faisais ce n’était pas bien, mais je le faisais. Et cette vie-là elle ne m’a rien apporté si ce n’est un grand vide encore plus immense. j’en sortais encore insatisfaite et je me sentais salie tout au fond de moi. Au final j’étais malheureuse.

En fait, ce qui a fait que j’abandonne tout au final, c’est parce que je suis allée me confesser pour la première fois depuis dix ans pratiquement. Là j’ai déballé toute ma vie, vraiment toute ma vie et le prêtre m’a dit : « au nom du Christ, je te pardonne, je te pardonne ». Ce pardon-là, je crois que si mes parents, ma famille connaissaient ce que j’avais fait, je pense pas qu’ils auraient pu me le pardonner. Parce que moi-même, à moi-même je ne me le pardonnais pas.

« Tu es ma fille et que je t’aime »

Et en fait ça m’a brisé, ça a brisé toutes mes résistances, ça a brisé tous les murs que j’avais dressé autour de moi. Ce pardon-là me disait « tu es telle que tu es. Oui, tu as péché mais c’est pas ton péché qui te définit. c’est pas ton péché qui va enlever le fait que tu es ma fille et que je t’aime ». Puis, dans la continuité, de jours en jours ça été des actes concrets d’amour. Et moi je viens d’une famille où on ne montre pas son amour, on n’exprime pas ce qu’on ressent.

« Jamais Il m’abandonnera »

Il n’y a que Lui qui m’a montré cet amour et qui m’a exprimé cet amour. J’ai jamais trouvé ma place dans ma famille et auprès du Seigneur j’ai trouvé ma place. Pendant des années, j’ai crié, j’ai pleuré ma tristesse, ma peine, ma solitude. Et quand Il est entré dans ma vie, ce vide a été comblé au-delà de tout. Et depuis ce jour, tellement de choses ont changé. j’ai changé, je suis devenue heureuse, épanouie, pleine de joie, libre. Ce qui est sûr c’est que dans ma marche avec Lui, je vais toujours arriver à tomber mais j’ai la grâce, j’ai la grâce qu’Il m’aime. Au final je m’accepte comme étant quelqu’un qui n’est pas parfait. Je ne suis pas seule dans mes combats, je sais que j’ai quelqu’un sur qui m’appuyer que jamais, jamais Il m’abandonnera.