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“J’étais dans un univers ultra violent”

Témoignage de Greg
Greg est un ancien patron de discothèque qui a dû faire face à une avalanche de problèmes. Au cœur d’un univers mortifère qui l’a souvent plongé dans le désespoir, il fait de la prière sa bouée de sauvetage. Emergera alors pour lui un chemin de rédemption au cours duquel il trouvera le sens de sa vie.

Je m’appelle Greg. Je suis ancien patron de discothèque. Alors, comment j’en suis arrivé à entrer dans le monde de la nuit ? En fait, je l’ai fait par effraction : j’ai monté un dancing (parce que je fais partie d’une famille de musiciens), à 24 ans, donc très jeune. Le week-end d’ouverture s’est très, très bien passé : c’était vraiment le succès. Mais, malheureusement, juste après, il y a eu une avalanche de problèmes : c’est long à expliquer mais de problèmes politiques, des problèmes administratifs, des problèmes financiers qui engendraient des problèmes judiciaires… Ça a été une avalanche de problèmes. Et, en quelques mois, je me suis retrouvé face à une situation que j’ai considérée comme désespérée.

Et, dans l’adversité, je voyais bien qu’il n’y avait pas de solution humaine. Donc là, je me suis tourné vers dieu : en fait, j’ai repensé à un grand-oncle qui était prêtre ouvrier, qui dégageait une paix merveilleuse, rayonnante, et qui était heureux ! Moi, je me disais : « Il est prêtre. Il a forcément trouvé quelque chose : on ne peut pas consacrer sa vie à un mensonge. Donc moi, je vais rentrer dans une chapelle et je vais dire à Dieu : « Il me faut un miracle ! » »

J’avais deux étoiles : j’avais le baptême, la première communion. Après, à l’adolescence, j’avais disparu des radars : ça ne m’intéressait pas, c’était pas du tout mon truc. Mais je me posais des questions quand même, toujours… Et là, quand on est face à une situation désespérée, il faut trouver une solution.

Alors, qu’est-ce qui s’est passé après ? Mon expert-comptable, un jour, me dit : « Vous avez deux solutions : vous déposez le bilan ou vous transformez votre établissement en discothèque. Votre problème, c’est pas un problème de gestion, c’est un manque de chiffre d’affaires : il faut exploser le chiffre d’affaires. » Alors, j’avais pas un rond, je galérais : à un moment, j’ai même perdu mon logement pour me retrouver presqu’à la rue…C’était une catastrophe.

Et je me disais : « Voilà, il faut un miracle ! » Donc, déposer le bilan, je suis quelqu’un d’orgueilleux, donc non ! Hors de question ! Je vais transformer mon établissement en discothèque. Donc j’ai demandé à un copain de me prêter du matériel… J’ai vraiment fait à l’arrache. Et j’ai ouvert ma boîte de nuit dans des conditions lamentables, menacé de mort : donc il y avait un contexte mafieux qui était invisible mais quand même présent. Et je me disais : « Oh là, là ! Je ne sais pas dans quoi je m’engage, mais on y va…C’est parti ! » Il n’y a pas le choix : mes parents sont caution solidaire. J’avais investi dans mon commerce, donc, il faut que ça tourne. Il n’y a pas le choix.

Les premières soirées, j’ai plafonné à peu près 200 clients : c’est minable. Evidemment, je ne rentabilisais pas, donc ma descente aux enfers se poursuivait, finalement. Et, où est-ce qu’il était Dieu ? En fait, Dieu, il me montrait ce qu’il ne fallait surtout pas faire. J’ai eu un premier choc, mais vraiment traumatisant : j’ai vu, un samedi soir, après la soirée, il y avait une toilette des femmes qui était restée fermée. Il y a un vigile qui vient me voir, dans mes bureaux, qui me dit : « Greg, il faut absolument aller là-bas, il y a un problème. » On est partis en courant. On a trouvé un tournevis plat dans les réserves. On a ouvert la porte et on a vu, en fait, une jeune fille étalée dans son vomis, inconsciente.

Alors, quand je voyais un jeune, admettons, qui tombait par terre : il était tellement défoncé, il avait pris de la coke, de l’héroïne, je ne sais pas quoi… Je me disais : « Mais pourquoi il se met dans des états pareils ! Qu’est-ce qu’il recherche ? » Et en fait, c’est comme si c’étaient des paillettes, des plaisirs superficiels qui arrivaient pour disparaître assez rapidement. Moi, je voulais le bonheur durablement ! Presque éternellement, d’une manière un peu jalouse, peut-être. Mais je sentais que c’était dans une chapelle que je le trouvais. Et ça m’a tellement traumatisé que j’ai repris un petit chemin de foi solitaire, loin de l’Église, (j’allais jamais à l’église, jamais à la messe), pour avoir ce sentiment, en fait, que je pouvais être heureux. Parce que je sentais que j’étais dans un univers ultra violent. Et ça a été un peu, ma bouée de sauvetage, finalement : en fait, dans une chapelle, je me sentais bien. J’étais, sans doute, à la recherche du miracle qui pouvait me sortir de toutes mes péripéties. Mais je sentais que j’étais vraiment au bon endroit : « Tu prends le volant de ma vie, tu te démerdes. Humblement, Dieu, tu te débrouilles. Je prie…Tu te débrouilles ! »

La boîte de nuit a explosé en fréquentation : je suis passé de 200 à 1 000 clients par soir. C’est énorme ! Sauf que les problèmes se sont aussi multipliés. Et donc là, j’ai vu des situations, j’ai vu un rodéo sur le parking de ma boîte de nuit, des gens qui fuyaient les voitures, qui criaient dans tous les sens…comme une scène d’attentat, en fait ! J’ai vu des frangins qui se tapaient dessus, qui étaient tellement bourrés… J’ai vu un couple faire l’amour à côté d’une issue de secours… Je me disais : « Mais Greg, qu’est-ce que tu fais là-dedans ! » Et ça me dégoûtait… Mais ça me dégoûtait complètement !

Et en fait, je me suis rendu compte d’un truc, c’est que, quand on prend la première lettre du mot « sexe-alcool-drogue », sad, ça veut dire « triste » en anglais. Et je me rendais compte que j’étais vraiment dans un environnement où les gens étaient massivement tristes. Et moi, je sentais que je pouvais être heureux dans une vie de foi, en fait, dans les choses simples de la vie. Mais il fallait d’abord que je quitte cet univers ultra violent.

Et cet univers était tellement violent que j’ai eu quelques courses poursuites : je ne sais pas si c’était le mec qui voulait me braquer… j’en sais rien. À un moment donné, je me suis dit : « Je ne vais jamais m’en sortir vivant. « Dieu… Le samedi soir, il y a une pluie de billets de banque qui me tombe dessus, les filles me courent après… Tout est trop too much… Enfin, ça n’a aucun sens :  moi, je veux bien te suivre, mais par contre, je veux sortir vivant du monde de la nuit. Aide-moi ! »

Et il y a un confrère, en fait, qui est venu me voir et qui m’a dit : « Écoute, voilà, j’ai des projets. » Je lui dis : « Écoute, je te vends ma boîte de nuit, si tu veux. » Et là, les yeux ont pétillé, il a eu un grand sourire et il s’est dit : « Ah ! » Et donc, du coup, on a prévu de vendre ma boîte de nuit quelques semaines plus tard. Donc, ça arrivait au mois de septembre. Et juste avant, je me suis dit : « Allez ! Un dernier baroud d’honneur dans le monde de la nuit. » On m’avait invité à un séminaire professionnel à Ibiza. Je me suis dit : « Allez hop ! J’y vais !  On verra ! »

Donc, j’y ai été : la sauce commençait à monter…c’était presque arrivé là. Et, finalement, ça a débordé à Ibiza : je me suis fait agresser par un cocaïnomane qui était tellement défoncé à la sortie d’une boîte de nuit, je me suis posé la question c’était pas une caméra cachée tellement il était défoncé. Et, en le poussant, je me suis rendu compte que, derrière lui, sur le parking, il y avait des ambulances, (je ne savais pas combien il y en avait, j’en sais rien) qui prenaient en charge les camés, les comas éthyliques, les malaises… Alors, c’était vraiment une scène apocalyptique… Alors, c’est bizarre, mais c’est descendu dans mon âme comme ça : « Boum ! Fini ! Greg, tu sors du monde de la nuit ! Je t’ai envoyé plein de signes. C’est fini ! »

Je suis rentré en France. J’ai vendu ma boîte de nuit les jours suivants. Et j’ai quitté cet univers qui est clairement…c’est pas du tout le chemin vers le bonheur ! À chaque fois que j’ai eu des très gros problèmes, je suis certain que le monde invisible m’a sorti des grosses galères parce que je me tournais vers le bien, je me tournais vers Dieu. Et je voulais vraiment, j’étais honnête avec moi-même. Je le faisais humblement avec obéissance : « Dieu, s’il te plaît, sors-moi de là ! »

Mais en fait, dès qu’il me sortait de là, je recommençais. Donc, du coup, un jour, je me suis dit, c’est sans doute avec l’âge, l’expérience, je me suis dit : « Bon allez ! On arrête. On prend le bon chemin. » Et, ce qui s’est passé, c’est qu’à la suite d’une énième grâce, je me suis dit : « Ok, maintenant, je suis parti tout le temps loin de l’Église, loin des prêtres, loin des sacrements, eh bien, je vais retourner dans ma bergerie avec ma petite histoire. »

Alors, pour moi, l’Église, c’est un super club de foot où il y a plein de bras cassés. Mais ensemble, on est une super grande famille ! Dieu, c’est comme un petit filet de sauvetage, en fait : on tombe tout le temps, et il y a toujours une solution. Et c’est ça qui est merveilleux : c’est, qu’importent toutes les conneries qu’on ait pu faire, si on se tourne vers le Bon Dieu, il pardonne, miséricorde. Et il nous remonte. Le bonheur durable n’est pas dans le superficiel : l’alcool, le sexe, la drogue…tout ça, c’est très superficiel. Ça n’apporte pas le bonheur : au contraire, ça l’éloigne vraiment !

Moi, j’ai trouvé le bonheur dans une vie simple : aujourd’hui, je travaille dans le milieu agricole, vraiment petit salaire, conditions de vie pas terribles. Mais je suis heureux… Je bosse, il y a le chant des oiseaux… J’admire la création : c’est magnifique ! En fait, je me rends compte que, oui, j’ai de la chance parce que j’ai trouvé ce que beaucoup cherchent. Et si ça m’est arrivé, ça peut arriver à tout le monde ! Et c’est le petit message que je voudrais vraiment glisser à la fin : si vous êtes paumé, si vous avez des problèmes de fric, de travail, de santé, de famille…priez. C’est grâce à cette évolution intérieure que j’ai rencontré au bon moment mon épouse, qu’on a créé un foyer, qu’on a, aujourd’hui, des enfants. Et on est vraiment heureux ! Voilà !

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