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TÉMOIGNAGE DE Bénédicte
Bénédicte : « A la mort de mon mari, j’ai touché de près l’amour de Dieu »

Bénédicte perd son mari d'un cancer fulgurant. Profondément blessée, elle découvre pourtant l'amour de Dieu.

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Je suis née dans une famille catholique. Mes deux parents pratiquent, donc j’ai été élevée dans la pratique de la foi. Mais jeune fille et jeune femme je pratiquais moins. Pourquoi ? Parce que ma foi était un peu tiède. Je n’avais pas l’impression d’avoir une grande intimité avec le Seigneur, mais je la cherchais : plusieurs fois je suis allée à des retraites. En grandissant ma vie n’était pas toujours simple et je lui ai vraiment demandé qu’il m’aiguille, Un jour je suis tombée amoureuse, je me suis mariée et j’ai eu le bonheur d’avoir trois enfants. La dernière est née en juillet 1998, on a passé des bonnes vacances avec mon mari, trois enfants : de trois ans, quinze mois et deux mois.

« Mon mari est mort d’un cancer fulgurant »

En septembre mon marié alors âgé de 40 ans, commençait à se sentir mal. En un mois, le 1er octobre, il est mort d’un cancer fulgurant. Et là, ma vie a totalement basculé. Je perd l’homme que j’aime et me retrouve seule à 38 ans pour élever trois petits enfants.

Mais pendant ces quatre semaines d’hôpital j’ai découvert que j’étais aimée de Dieu, follement aimée de Dieu. Dans cette douleur immense, je me suis sentie inondée d’amour, c’était physique je le sentais vraiment, je sentais de la chaleur je sentais qu’il était tout le temps avec moi. Je me suis dit que cet amour que je reçois vient de Dieu parce que je n’avais jamais connu un amour comme ça. C’était plus fort que l’amour que je pouvais recevoir de mes parents, de mon mari, de mes enfants.

Avant la mort de mon mari, j’avais l’impression d’être dans une foule, et je disais à Dieu qui était au-dessus de moi : « je suis là, me vois-tu ? » Comme à l’école quand on lève le doigt pour qu’on vous interroge et en fin de compte, le prof voit tout le monde sauf vous. Là, j’avais l’impression que c’était pareil

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« J’ai compris que j’étais un trésor à ses yeux »

Avec la mort de mon mari, j’ai vraiment touché de près l’amour que Dieu me portait et j’ai vraiment appris à le connaitre. J’ai compris que j’étais un trésor à ses yeux, qu’il pleurait avec moi, qu’il souffrait avec moi. Il m’a complètement porté pendant cette épreuve et après aussi parce qu’il a fallu que je tienne debout, que je sourie à nouveau, que je me lève le matin pour les enfants, que la famille soit toujours dans la joie.

Je pense que doucement le Seigneur m’a préparé le cœur à recevoir tout cet amour au moment où il est mort. C’était extrêmement doux. C’était extrêmement fort mais extrêmement doux, extrêmement pacifiant et ça a été un immense bonheur dans ma vie. Alors un immense bonheur lié à la mort de mon mari, mais j’ai vraiment touché de près cette joie immense de se sentir infiniment aimé et c’est une joie qui ne me quitte pas et je suis tellement heureuse de l’avoir découvert. Ça a changé ma vie parce que aujourd’hui je pense vraiment que je l’aime beaucoup mieux que je n l’aimais avant. Aujourd’hui, j’ai envie de lui parler, d’être avec lui. Il est toute ma vie.