Copie de Sans titre(4)

A quoi bon espérer ?

A quoi bon espérer lorsque tout est perdu ? Comment tenir quand notre environnement semble se détruire de toute part ?

Le grand Edmond Rostand, l’auteur de Cyrano de Bergerac, a ce beau mot : « C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière. » Ce cher Edmond exprimait ici avec ses mots de poète ce qu’est l’espérance chrétienne : plus qu’un espoir. Une conviction, une certitude que la lumière du Christ illuminera toute nuit. Plus qu’un espoir humain que chaque jour le soleil se lève, l’espérance est la joie déjà vécue que la lumière du ressuscité s’est déjà levée. Que ton histoire n’est pas finie. Que notre monde n’est pas fichu. Puisqu’est là la petite fille espérance. Tout cela est possible parce que la véritable espérance chrétienne, c’est le Christ.

L’Espérance, parce que nous voulons être heureux

Si nous n’étions pas habités de ce désir de bonheur, nous ne penserions même pas l’Espérance. C’est parce que le Bon Dieu nous a créé pour le bonheur (hé oui !) que nous aspirons dans notre vie à quelque chose de grand, de beau, de vrai. Parce que nous sommes, au fonds de nous-mêmes, attirés par cet Amour des origines, nous espérons. Pourquoi pouvons-nous être dans l’Espérance ? Parce que Jésus Christ.

L’Espérance naît à la Croix

L’espérance, c’est croire qu’à la croix, tout commence. Pourquoi ? Parce qu’à ce moment précis d’échec et de mort, le Christ change le monde. Alors que la mort semble gagner, la mort est vaincue. Le mal est vaincu – ton mal est vaincu. Car le Christ a accepté ce sacrifice. Il a payé. Pour moi, pour toi, pour nous. Un Dieu est mort pour toi. Puis, Il a révélé la force de Vie qu’il est, en ayant la bonne idée de ressusciter. Depuis, chaque homme peut choisir la vie, grâce à l’Esprit Saint (Dieu en mouvement). A chaque instant. Puisque chaque homme est purifié, pardonné, lavé, racheté, libéré, délivré.

A la croix et à la résurrection, le match est fini. L’amour de Dieu a cloué Jésus-Christ sur la croix, son propre fils sur cet instrument de supplice et de honte, pour racheter tous ses filles et fils bien aimés que nous sommes. Et le diable a perdu. Assez mauvais joueur, il tente de faire chuter le plus possible de joueur. Mais il a perdu. La victoire revient au Christ, donc à la vie. Et le Christ veut se faire notre coach. Aussi, l’espérance se reçoit (du coach) et se décide (le coach ne court pas à notre place).

L’espérance est libre.

L’espérance est davantage que l’espoir. Les espoirs sont des illusions, projections ou slogans de solutions, tantôt concrètes ou irréelles, rêvées. L’espérance est plus libre que cela. Parce qu’elle est confiance en Dieu. On ne sait pas quand, comment, par qui ou par quoi ; mais on a foi, on croit que la mort n’aura pas le dernier mot. Parce qu’on a confiance en Dieu qui sauve. Et, en confiance, on s’ouvre à ce Dieu agissant, à cette espérance agissante.

Jésus nous le dit dans la Bible, à la fin de sa vie : « En ce monde, vous êtes dans la détresse, mais prenez confiance, j’ai vaincu le monde ! » Jn 16, 33. Voilà l’espérance : croire que Dieu agit, qu’Il veut agir. Cela veut dire lui faire confiance, également parfois lui prêter nos mains, nos mots ou notre coeur.

L’Espérance n’est pas illusion

Soyons clairs : la véritable Espérance n’est pas un esprit guimauve qui nierait les difficultés et souffrances, refuserait la réalité dans un délire de bisounours. Elle est mieux que le positivisme. Puisque notre Espérance prend naissance à la Croix du Christ (et la croix, à priori, c’est plutôt négatif). C’est cette naissance à la croix qui nous permet de choisir l’espérance au coeur de nos croix quotidiennes. « Bien plus, nous mettons notre fierté même dans nos détresses, car nous savons que la détresse produit la persévérance, que la persévérance produit le courage dans l’épreuve et que le courage produit l’espérance. Cette espérance ne nous déçoit pas, car Dieu a répandu son amour dans nos cœurs par l’Esprit saint qu’il nous a donné. » Rm 5, 5. Voilà ce que nous dit saint Paul dans la Bible. L’Espérance naît au coeur de nos détresses. A d’autres premiers chrétiens, les Thessaloniciens, il évoquera une persévérante espérance.

Résumons-nous : l’Espérance se demande (à Dieu), se reçoit (de Dieu et de ses intermédiaires) et se choisit en chaque instant ; car l’Espérance nous amène à notre bonheur de la vie éternelle. Et que la vie éternelle, c’est pour maintenant ! Faire acte d’Espérance c’est chanter la victoire finale alors que la partie semble mal partie, voire perdue. L’espérance dépasse le positivisme. Choisir la Vie, placer sa confiance en Dieu : voilà ce qu’est vivre l’Espérance.

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