Connais-tu le kintsugi, cet art japonais qui consiste à réparer les porcelaines cassées en les embellissant ? Cette technique ancestrale vise à sublimer les fissures en les recouvrant de poudre d’or, au lieu de les masquer. On dit que les objets sont plus solides après la réparation. Le kintsugi voit la beauté dans la simplicité et l’imperfection.
Nous sommes un peu comme ces porcelaines. Les épreuves de la vie, nos propres erreurs aussi peuvent nous briser. Pour tenir le coup, nous nous épuisons parfois à cacher nos blessures, aux autres et à nous-mêmes. Comme il nous est difficile d’accepter nos limites, nos fragilités et nos imperfections !
L’apôtre Paul en a fait la douloureuse expérience et Dieu s’est engagé envers lui : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse ». « C’est donc très volontiers, conclut Paul, que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure (…) Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort ». Oui, croyant ou non croyant, tu peux toi aussi laisser Dieu habiter ta faiblesse.