Accepter

Ne passe-t-on pas sa vie à courir après ce que l’on n’a pas ? Le matériel bien sûr, que l’on veut toujours plus rapide, perfectionné, répondant parfaitement à notre besoin du moment. Notre travail, dans lequel il y a souvent un certain nombre de contraintes que nous voudrions voir disparaître. Nos relations humaines qui nous déçoivent parfois et pour lesquelles on aimerait bien que nos proches changent tel ou tel aspect de leur comportement. Cette liste n’est bien évidemment pas exhaustive et chacun peut y rajouter ses désirs non-assouvis du moment.

Hier, nous avons fêté Pâques. Quelle joie ! C’est la fête la plus importante pour les catholiques, celle où l’on célèbre la mort puis la résurrection de Jésus, Fils de Dieu. Pensez à Jésus juste avant de mourir, qui se prépare au supplice qui l’attend. Que dit-il ? « Père, si tu le veux, éloigne de moi cette coupe ; cependant, que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne. » Quel exemple d’acceptation !

Bien sûr, nous préfèrerions que toute souffrance disparaisse de notre vie et c’est bien normal. Nous sommes faits pour le bonheur. La souffrance n’est jamais à rechercher ou désirer, mais parfois, lorsqu’elle est présente et acceptée, elle peut mystérieusement devenir source de vie. De la même manière que le « Oui » de Jésus à la réalité de ce qu’il avait à vivre a été un cadeau immense fait à l’humanité, nos petits « oui » aux souffrances qui traversent nos vies peuvent aussi permettre de participer au règne de l’amour, au règne de Dieu.

Sommes-nous prêts à dire avec Jésus cette Parole de la Bible : « que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne » ? Je vois d’ici les têtes se baisser, la mienne en premier. Pourtant une clé du bonheur est bien là : dans l’acceptation de ce que nous avons à vivre. Il y a des aspects de nos vies et des contrariétés sur lesquelles nous pouvons agir et d’autres qui nous dépassent. Plutôt que de chercher ce que nous n’avons pas ou ne pouvons pas modifier, apprenons à nous réjouir de ce qui nous est donné. C’est une difficile école, mais profondément libératrice.

Pour t’encourager, croyant ou non-croyant, reçois cette Parole de la Bible : « Si nous manquons de foi, lui reste fidèle à sa parole ». Sa Parole c’est justement sa promesse d’être avec nous tous les jours, précisément dans nos souffrances pour nous aider à les traverser.

Alors voici une proposition de trois petits pas pour apprendre à consentir à notre aujourd’hui :

•    Peut-être as-tu de la colère car tu traverses une période très difficile et tu ne l’acceptes pas. Si c’est ton cas, sache que tu as le droit et que ta colère n’est pas mauvaise en soi. Reçois cette Parole de Dieu pour toi « Ne crains pas : je suis avec toi ; ne sois pas troublé : je suis ton Dieu. Je t’affermis ; oui, je t’aide, je te soutiens de ma main victorieuse. »
•    Consentir à une petite difficulté de ton quotidien en acceptant que tout ne se passe pas comme tu le souhaiterais. Si tu arrives à accepter les petites contrariétés, cela sera un bon entrainement pour accepter les plus grandes.
•    Dire à Dieu ta difficulté en reprenant ces mots de la Bible : « Viens au secours de mon manque de foi ! »

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